« Les gens qui plaisent beaucoup plaisent parce qu'ils allient la vérité du caractère avec la candeur d'une âme sans prétentions, et qu'ils savent être des hommes sans se soucier d'être des personnages », écrivit l'Académicien Victor Cherbuliez dans son roman Paule Méré (1864).

 

L'innocence de la création, le geste franc et spontané, sans souci du qu'en dira-t-on, du temps et des tendances, sert l'intégrité d'une œuvre qui vise l'absolu. Cette exposition vous invite à découvrir trois univers d'artistes tutoyant l'art naïf et l'art brut, pour offrir des œuvres qui délaissent la méfiance pour la candeur.

Irène Lucovna est une artiste polyvalente : musicienne, auteur, compositeur, comédienne et plasticienne. Pendant une trentaine d'année, Irène Lucovna est comédienne au théâtre sous le nom d'Irina Dalle, et joue aussi bien des pièces d'auteurs classiques (Molière, Marivaux, Shakespeare, Tchekhov) que contemporains (Jean-Luc Lagarce, Olivier Py). Elle a également créé sa compagnie pour mettre en scène ses textes, et réalise les costumes et les objets poétiques de ses spectacles. Sa pratique naissante évolue ainsi en toute discrétion depuis 2015  : ses œuvres transmettent sa joie de travailler avec les matériaux qui l'entourent, vieille natte bleue, bouts de tissus, fleurs de bissap, bout de bois, fil de fer, carton, etc. Elle aime transformer, s'émerveiller d'un second souffle offert à des matériaux délaissés, redonner un regard amoureux qui fait l'inspiration infinie, et renouer avec le sentiment d'amitié entre les êtres et leurs créations.

Manoa Ricou, jeune artiste diplômée en 2010 de l’ENA, vit sur l’île de Gorée. Son travail, composé de lignes fines qui cheminent ensemble et forment des motifs complexes, fait penser à de l’art brut ou des dessins automatiques d’Henri Michaud. Manoa expose régulièrement depuis 2011 à «  Gorée Regards sur Cours », ainsi qu’en OFF de la Biennale des Arts de Dakar. En 2016, «  Louboutin  » a utilisé l’un de ses dessins pour créer le sac Paloma Nano.

Ibrahima Kebe est un peintre du quotidien : il réalise des instantanés de vie de la société sénégalaise. Ibrahima peint des instants fugitifs de vie hauts en couleur, chargés de naïveté, de poésies, de sincérité et d’émotion avec un sens aigu de la composition. Sa peinture n’en est pas moins profonde et universelle. En effet, tout à leur quotidien, ces personnages ont cependant autre chose à nous révéler que leur routine : le délicat dialogue entre les êtres. Les regards des personnages fuient la toile, interpellent, parfois se croisent mais ne se rencontre jamais… Ibrahima apparaît ainsi comme un peintre du portrait et du social. Ces personnages aux couleurs vives et vibrantes sont disposés en larges aplats cernés de noir fixant les attitudes sur des fonds pastels et aquilins. Sur ces fonds clairs, les couleurs des personnages vont à l’essentiel : on n’est plus dans la subtilité du décor mais dans l’essence des êtres qui s’exprime avec force et beauté. La couleur éveille le sentiment : vibrante, elle donne âme aux attitudes, aux regards et aux histoires de vie.

CANDEUR
Du 25 octobre au 30 novembre 2018
Irène Lucovna
Manoa Ricou
Ibrahima Kébé

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@2017 by Mélodie Petit | Loman Art